Envoyer à un ami Imprimer
> Accueil > La maladie de Crohn > Les vidéos d'experts > Maladie de crohn et alimentation

Rv EXPERT crohn par : ALEXANDRA MARTIN, DIÉTÉTICIENNE

Dans le cadre de ses consultations individuelles, elle prend en charge fréquemment des patients atteints de MICI. Elle intervient régulièrement au sein de l’AFA en tant que Référente Nutrition pour animer des Ateliers nutrition et des Tables rondes.

à l’affiche : Maladie de crohn et alimentation

Alimentation / Aliments / Diététique / Maladie de Crohn / Nutrition / Régime

questions abordées

Y a-t-il un régime à suivre quand on a une maladie de crohn?

Il n’y a pas de régime à suivre lorsqu’on a une maladie de Crohn. Les dernières recommandations vont plutôt vers des conseils autour de l’alimentation pour favoriser un confort digestif. Après, en pratique, au cas par cas, pour certains patients il est important de donner des conseils un peu plus précis. Là, on va pouvoir conseiller des régimes, comme par exemple le régime sans résidu ou le régime pauvre en fibres, afin d’être un peu plus précis et de soulager au mieux les symptômes quotidiens notamment les douleurs.

Faut-il avoir une alimentation différente lors d’une poussée?

Il existe différents régimes : le régime sans résidu, le régime pauvre en fibres – large ou strict – et le régime d’épargne digestive.
Les deux premiers sont plutôt à conseiller aux patients en poussée. Celui sans résidu est plutôt conseillé au tout début de la poussée, sur les trois à quatre premières semaines. C’est un régime où il y aura très peu de choses à éliminer au niveau des selles afin que le travail du tube digestif soit réduit au minimum. Puis, rapidement, on va conseiller au patient d’élargir et de passer au régime sans fibres, d’abord strict puis large : on va commencer à réintégrer des fibres qui sont intéressantes pour favoriser le transit. C’est aussi le régime anti-diarrhéique. Là, on va réintroduire des fibres que l’on appelle « douces », également contenues dans certains fruits et légumes. Et puis, on réintégrera aussi les aliments comme certains amidons et notamment le pain, que l’on avait peut-être déconseillé dans un premier temps lorsqu’il est frais. On intégrera aussi progressivement les produits laitiers. C’est le régime sans fibres large pendant la poussée.
Le régime d’épargne digestive est celui que l’on peut consommer lorsqu’on est complètement en rémission.
En dehors des poussées, les patients doivent absolument manger de tout, le plus vite possible. Dès que la poussée se termine, c’est-à-dire dès que les selles redeviennent normales, à un rythme qui se rapproche de la normale, ils doivent se mettre à élargir et à remanger les aliments qu’ils n’avaient pas consommés les dernières semaines passées. Le but du jeu étant de manger à nouveau de tout pour éviter toute carence ou tout risque de dénutrition.

Cas des patients avec une sténose ou une stomie.

Les diététiciennes peuvent apporter des conseils plus précis aux patients lorsqu’ils souffrent de sténoses (des rétrécissements au niveau du tube digestif). Il y a des aliments à éviter plus ou moins ou à consommer sous certaines formes. On va donc pouvoir apporter des conseils précis.
Si le patient a une stomie, la diététicienne va pouvoir aussi apporter des conseils au niveau du confort digestif pour que le transit se fasse le mieux possible, que la stomie soit le mieux tolérée que possible.
Egalement, lorsqu’il y a une prise de traitement concomitant à base de cortisone, on peut également être amené à donner des conseils.

Quand faut-il faire appel à une diététicienne?

Les patients vont être amenés à rencontrer une diététicienne au moment de l’hospitalisation : ils vont être hospitalisés pendant quelques jours ou semaines et, si une diététicienne appartient au service de gastro-entérologie, le médecin peut proposer que le patient la rencontre afin qu’elle donne des conseils pour l’hospitalisation ainsi que des conseils plus larges lorsque le patient va sortir et retourner à son domicile.
Les patients qui ne fréquentent pas l’hôpital et qui ont plutôt l’habitude de fréquenter des médecins de ville, peuvent être amenés à rencontrer une diététicienne quand ils commencent à se sentir perdus au niveau de leur alimentation (si il prennent un traitement comme la cortisone par exemple), quand ils ont de plus en plus de questions, d’angoisses. Dans ces moments là, les patients se mettent parfois à retirer des aliments c’est pourquoi il est important de faire le point avec un ou une diététicienne.
En fait, c’est un peu l’occasion de faire un bilan : en une consultation, on repose tout à plat et le patient repart avec des conseils très précis pour sa pathologie et pour ses symptômes.

Y a-t-il un régime spécifique lors de la prise de corticoïdes?

Quand un patient prend des corticoïdes, on lui dit de faire attention au sel, au sucre et aux graisses. Ces recommandations sont très globales et il faut nuancer : cela dépend si le patient prend de la cortisone à fortes doses ou non, s’il va suivre le traitement pendant plus de trois mois ou juste quelques semaines. Dans ces cas là, on ne va pas recommander des régimes très stricts, mais plutôt sur des régimes où l’on va pouvoir réintégrer le maximum d’aliments pour que les malades puissent avoir une alimentation variée, que l’alimentation ne devienne pas fade et qu’il n’y ait pas de risques qu’ils ne perdent le plaisir de manger et qu’ils se dénutrissent.

Exemples de fruits et légumes que l’on peut manger quand on a une maladie de crohn.

Les compotes de pommes sont le premier aliment que l’on conseille de réintégrer et que l’on ne supprime pas lorsque les patients sont en poussée. En poussée, il est important de réintégrer les aliments qui font justement partie du régime anti-diarrhée.
Les fruits à privilégier sont ceux consommés de manière cuite. On recommande donc souvent la pomme sous forme de compote, cela peut être aussi la poire, la banane, le coing, les pêches, de préférence cuits, bien mûrs et sur des textures compotes ou petits morceaux.
En ce qui concerne les légumes, il y a un peu plus de choix. On les recommande cuits aussi dans un premier temps pour être sûr de contribuer à la formation de selles, faire que celles-ci soient plus fermes et consistantes, ce qui va permettre de lutter contre la diarrhée. A ce moment-là, on va donc conseiller la carotte cuite sous forme de purée ou en petites rondelles, les pointes d’asperges, les betteraves rouges, le blanc des poireaux. On peut conseiller les aubergines, les tomates et courgettes. Pour ces trois légumes, il faut prendre soin d’enlever la peau et les pépins puisque ce sont eux qui comportent le plus de fibres difficiles à digérer et qui ne contribuent pas au rôle anti-diarrhéique.

Y a-t-il des aliments qui favorisent la rémission?

Malheureusement, il n’y a pas d’aliment favorisant la rémission. Néanmoins, on se rend compte que les patients qui réussissent à diversifier rapidement leur alimentation, y compris pendant la poussée, c’est-à-dire qui ne vont pas rester sur un régime sans résidu mais qui vont réintégrer progressivement un maximum d’aliments se remettent en général beaucoup plus rapidement des poussées. Ceci est lié à l’alimentation qui est variée, aux apports en vitamines et minéraux et aussi en nutriments correspondant aux besoins des patients et qui les aident à se remettre en forme plus rapidement.

Est-ce que les fruits et légumes sont responsables des diarrhées?

Une partie des fruits et légumes que l’on trouve à notre disposition, sur les étals du marché, vont contribuer à la formation des selles et vont aider à lutter contre la diarrhée. Effectivement, pour un patient, il est plus bénéfique de consommer des fruits et légumes, mais de manière cuite, en enlevant la peau, les pépins et tout ce qui va être dur à digérer pour aider à la formation des selles, plutôt que de s’en priver et, du coup, ne pas avoir de petit coup de pouce avec les fruits et légumes.

Certains aliments sont-ils à éviter?

Il n’y a pas vraiment d’aliments à éviter, mais il faut surtout prendre des précautions lorsqu’on réintègre les aliments. Si on est resté longtemps à ne manger que deux ou trois légumes différents pendant plusieurs semaines, dès qu’on réintroduit d’autres aliments comme des crudités en grosse quantité, cela peut faire une différence et le patient peut avoir de petites manifestations digestives un peu difficiles. Mais cela dure juste le temps que le tube digestif s’habitue. En fait, c’est le genre de symptômes que n’importe quelle personne, même sans la maladie de Crohn, aurait en restant longtemps sans consommer certains aliments puis en se remettant à en consommer. Il n’y a donc pas d’aliments à éviter : il y a juste des précautions à prendre quand on les réintègre.
Dans le régime sans résidu et dans le régime pauvre en fibres, on peut être amené à déconseiller les produits laitiers qui sont très importants à réintégrer rapidement et progressivement pour l’apport en calcium et en protéines qu’ils apportent. On va d’abord conseiller aux patients de réintégrer les fromages à pâte cuite, puis les produits laitiers qui ont été travaillés, comme les crèmes desserts, puis les entremets à base de lait. Après, on passera aux yaourts qui contiennent un peu moins de lactose, et on terminera sur le lait qui est l’aliment qui contient le plus de lactose. Le lactose est un sucre qui va être dégradé par la flore bactérienne de l’intestin et qui peut entraîner beaucoup de ballonnements et donc être plus ou moins mal digéré, et c’est pour cela qu’on le déconseille au début du régime sans résidu pour un meilleur confort pour le patient.

Y a-t-il un risque de rechute en consommant des fibres?

Il n’existe pas de lien entre les aliments, la rémission et les rechutes. Les aliments aident à avoir un meilleur confort au niveau de la digestion, mais ils ne vont jamais déclencher une poussée, ni aider à guérir une poussée. Ils améliorent seulement le quotidien du patient et n’ont pas de rôle aussi crucial que de déclencher ou arrêter une poussée.
Il vaut mieux consommer un maximum d’aliments différents pour éviter des carences et une dénutrition.

La consommation de viande a-t-elle un impact sur la maladie ?

La viande a une place primordiale dans l’alimentation d’un patient qui a une maladie de Crohn, au moment des poussées comme au moment des rémissions. Il est important de maintenir l’apport en viande, et donc en protéines, à raison d’une à deux fois par jour et notamment au moment des poussées pour aider à lutter contre la dénutrition et pour aider le patient à refaire le plein d’énergie et de maintenir un apport en protéines suffisant pour lutter contre l’inflammation. Pendant les périodes de rémissions, l’intérêt des protéines et de la viande est de contribuer à un état général correct.
De plus, la viande est une source non négligeable de fer. Donc, pour lutter contre les carences en fer et les anémies, dont sont souvent sujets les patients atteints de la maladie de Crohn, il est important de bien maintenir ces apports en viande.

Que penser des compléments nutritionnels?

Il y a d’une part les compléments nutritionnels oraux qui peuvent être donnés sur prescription médicale, à la fois riches en protéines et en énergie. Ces suppléments vont venir compléter l’alimentation juste au moment de la poussée. Ils sont disponibles uniquement sur prescription médicale donc il faut d’abord avoir fait un bilan avec son médecin pour savoir si cela est nécessaire. Dans le cas où l’alimentation seule peut couvrir les besoins, on évite la prescription de ces compléments.
Après, on peut avoir recours aux suppléments en vitamines et minéraux. Le cas le plus fréquent est lorsque le patient est carencé, parce qu’il a eu, par exemple, une résection d’une partie de l’iléon ce qui fait que certaines vitamines ne sont plus absorbées. Dans ce cas, on lui donne le supplément en vitamines et en minéraux nécessaire pour pallier cette difficulté.
Dans le cas des patients très fatigués qui ont des difficultés au niveau de l’assimilation, parce que les poussées sont un peu longues et que leur état général un peu faible, on peut conseiller un apport en vitamines et minéraux sous forme de comprimés, par exemple, pendant une durée limitée.

Que faire en cas de fatigue ?

Le symptôme de fatigue est très récurrent. Il est souvent en lien avec les poussées qui sont inflammatoires et qui demandent beaucoup d’énergie à l’organisme. Pour aider ces patients-là, on peut essayer de fractionner les repas c’est-à-dire de prendre de petites portions, mais plus régulièrement dans la journée, avec cinq à six repas. Beaucoup de patients ont peur de faire de petits repas fréquents, parce qu’ils ont peur que le tube digestif se fatigue à toujours travailler. Alors qu’au contraire, en fractionnant les repas, il n’y a pas de fatigue supplémentaire : cela ménage le transit et l’énergie est utilisée au coup par coup.
Ensuite, pour les patients fatigués qui ont souvent des carences, on aura recours d’une part aux aliments, et notamment aux sources de protéines et aux vitamines et minéraux d’autre part. Parmi les sources de protéines, on retrouve la viande, le poisson et les œufs. On peut aussi insister sur les légumes secs mais comme ce sont des aliments moins faciles à digérer, on les conseillera plutôt sous des formes de potages, cuits longuement et mixés. Et on va conseiller l’apport en vitamines et minéraux pour compléter quand les aliments ne sont plus suffisants.

Peut-on aller au fast-food ?

Il y a très peu de contre-indication au fast-food, au contraire. L’alimentation du fast-food est en général assez pauvre en résidu et en fibres, de ce fait, au niveau du transit, tout se passe plutôt bien. La seule réserve que l’on puisse émettre est que les hamburgers sont relativement riches en graisses, ce qui peut être assez fatigant au niveau du transit : les patients se plaignent quelquefois de fatigue après être allés au fast food. Par ailleurs, comme ce sont des plats assez riches en graisses et souvent très salés, ils favorisent une accélération du transit et souvent les patients ont des selles plus nombreuses ou plus rapides après le fast-food.
Sinon, il n’y a aucune contre-indication, au contraire : c’est un moment convivial et le plaisir de manger est à privilégier.

Comment retrouver l’envie de manger ?

L’envie de manger vient en mangeant ! C’est l’élément le plus important. Il faut essayer de se remettre à manger ou du moins de fréquenter la table. Même si vous n’avez pas d’appétit, il faut se remettre à table, voir les autres manger, prendre de toutes petites quantités pour commencer, essayer de goûter le plus souvent possible. Si le goût passe, on réessaye de manger de plus grandes quantités, on augmente progressivement. Cela ne se fait que petit à petit, mais il est important de vraiment garder le lien avec la table, d’être présent à table, garder le rythme des repas (se mettre trois fois par jour à table) y compris se prévoir des petites collations à 10h00, à 16h00 ou avant de se coucher, avec des choses très appétissantes, qui font envie comme des bonbons, des biscuits. Les choses se remettront en place petit à petit, il ne faut surtout pas abandonner.
Pour retrouver l’envie de manger, il existe aussi des ateliers diététiques, en groupe. En général, il y a six à huit participants. Trois recettes sont prévues : entrée, plat et dessert le plus fréquemment. Le groupe prépare ensemble le menu et le déguste ensemble, ce qui permet à certains patients qui n’avaient pas consommé certains aliments depuis un moment, parce qu’ils avaient beaucoup d’appréhension, d’être remis en contact avec les aliments. Je donne de petits conseils pour être sûre qu’au niveau du transit tout se passe bien, surtout si cela n’a pas été consommé depuis longtemps. Et puis après, on mange ensemble et on remet du plaisir dans l’acte alimentaire.
Pour participer à ces ateliers, il suffit de contacter l’afa à la maison des MICI (à Paris) et Christelle prend les inscriptions de toutes les personnes qui souhaitent participer. Les ateliers ont lieu à peu près une fois par mois.

Le gluten a-t-il un rôle dans la maladie de crohn ?

Le régime sans gluten est celui qui est prévu pour les patients intolérants au gluten, qui ont la maladie cœliaque. Dans la maladie de Crohn, il n’y a pas de lien avec le gluten.
Pour redéfinir le gluten, il s’agit d’une protéine présente dans certains types de céréales comme le blé, l’orge, l’avoine et le seigle. Donc toute préparation qui en contient est, pour les patients souffrant de la maladie cœliaque, synonyme d’intolérance et donc de manifestations digestives sous forme de diarrhées, douleurs et ballonnements. Dans le cadre de la maladie de Crohn, il n’y a pas de lien aussi direct. Il peut s’avérer chez certains patients qu’il y ait une petite intolérance secondaire qui se soit développée au gluten lorsque les poussées sont très longues et très inflammatoires. Dans ces cas très précis, après bilan avec le médecin, on peut éventuellement essayer une période de trois à quatre semaines sans gluten et voir s’il y a un bénéfice.

Quels sont les conseils concernant les boissons gazeuses et alcoolisées ?

Les boissons gazeuses sont à éviter chez certains patients car elles favorisent l’apparition des gaz et donc, s’il y a déjà des ballonnements très présents, il est inutile d’en rajouter. Les boissons gazeuses influencent énormément les ballonnements et les gaz. Cependant, la rapidité à laquelle on mange et le fait de mâcher ou de peu mâcher les aliments jouent aussi. Plus on va mâcher les aliments, plus on va prendre du temps pour manger moins il y aura de ballonnements car on aura assimilé le minimum d’air. Cela peut faire partie des premiers conseils que l’on peut donner.
Par ailleurs, les boissons gazeuses sont souvent très énergétiques, ce qui fait que, chez les patients qui les tolèrent bien, on les recommande notamment pendant les poussées, et même au long cours, car cela permet d’apporter beaucoup d’énergie sans prendre beaucoup d’aliments. Elles peuvent donc aider à reprendre du poids.
Quant à l’alcool, il n’y a pas de contre-indication, si ce n’est de respecter les recommandations officielles qui sont d’un verre de vin par jour maximum pour maintenir un bon état de santé général.

5 fruits et légumes par jour quand on a une maladie de crohn

Quand on a une maladie de Crohn et que l’on est en rémission, il n’y a aucune difficulté à consommer cinq portions de fruits et légumes par jour. Les portions qui sont recommandées sont cinq portions d’environ 80 grammes, ce qui correspond à une petite entrée ou une petite pomme. Donc, en intégrer cinq dans une journée, c’est relativement simple. Après, pour un patient qui est en poussée, on va jouer sur les textures pour tendre vers les cinq portions de fruits et légumes. On va donc conseiller de prendre les fruits sous forme de compotes, une banane cuite en papillote, des légumes sous forme de purée ou de potage, pour pouvoir avoir des déclinaisons. On arrive assez facilement aux cinq portions dans la journée aussi.
On peut recommander aussi tous les smoothies, les jus qui sont une alternative de plus pour enrichir l’apport en vitamines et minéraux, et plus ou moins en fibres, parce que l’intérêt des smoothies est d’avoir des produits où les fibres ont été dégradées par le fait d’avoir mixé les fruits. Ils sont faciles à digérer et apportent un maximum de vitamines et minéraux.

Peut-on manger épicé quand on a une maladie de crohn ?

S’il n’y a pas de difficulté au niveau du transit, il n’y a pas de raison d’enlever les épices. Par contre, il est vrai que pour la plupart des patients on recommande d’enlever les épices pour un meilleur confort digestif. Ça peut être le curry, le cumin, mais aussi le poivre, qui sont des épices difficiles à digérer, relativement excitantes et qui peuvent justement accélérer le transit.

Y a-t-il un régime particulier à suivre pendant la grossesse ?

Le régime à adopter pendant la grossesse est le même que celui de toutes les mamans qui doivent enrichir un petit peu leur alimentation au moment de la grossesse. On ne demande pas à la future maman de manger deux fois plus, mais deux fois mieux. On privilégie donc des aliments de meilleure qualité avec des quantités au plus juste.

Quels sont les messages clés de ce rendez-vous d’expert consacré à l’alimentation ?

Les messages les plus importants à retenir sont qu’il n’y a pas de régime à suivre quand on est atteint d’une maladie de Crohn ; qu’il faut élargir le plus rapidement possible son alimentation, si on a commencé par une alimentation pauvre en résidu ; et puis peut-être de fractionner les repas pour avoir un transit qui se passe le mieux possible.
 

Les autres vidéos

vous n'êtes pas seul AbbVie
Avec le soutien  AFA ANGH CREGG GETAID SNFGE