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Généralités sur la RCH

Comment en fait-on le diagnostic ?

Le diagnostic de Rectocolite Hémorragique repose sur des arguments :
– cliniques,
– para-cliniques (examens médicaux effectués en ayant recours à des appareils ou à des techniques de laboratoire),
– endoscopiques (examen permettant d’examiner l’intérieur des cavités du corps humain),
– et histologiques (étude et analyse des tissus, des cellules, en laboratoire).
Mais le diagnostic s’avère parfois difficile à faire et 10% des suspicions de Rectocolite Hémorragique ne peuvent être confirmées avec certitude (1).

LES SIGNES CLINIQUES

Ce sont eux qui motivent la consultation du médecin.
– ils sont avant tout digestifs (2), la présence de sang dans les selles est ainsi quasiment constante, l’émission de glaires et les douleurs abdominales sont très fréquentes, mais peuvent également être non digestifs (atteinte de la peau, des yeux, des articulations notamment) (3, 4).

LA PRISE DE SANG ET L’ANALYSE DES SELLES

Ces deux examens permettent :
– d’éliminer une autre cause possible de diarrhée, en particulier une infection, dont le traitement est différent (4), – de confirmer l’existence d’une inflammation générale avec par exemple une augmentation du nombre de globules blancs ou de témoins sanguins de l’inflammation (Vitesse de Sédimentation ou CRP) (4),
– d’évaluer la présence de sang dans les selles (4).
La présence de sang dans les selles peut avoir un retentissement immédiat sur la formule sanguine, en particulier via une diminution du taux d’hémoglobine dans le sang (anémie) (4).

LES EXAMENS ENDOSCOPIQUES ET L’EXAMEN HISTOLOGIQUE

Seuls ces examens permettent de confirmer le diagnostic de Rectocolite Hémorragique : ils consistent à visualiser l’intérieur du rectum, du sigmoïde et/ou du côlon à l’aide d’un endoscope, tube flexible muni d’une lampe et d’une micro-caméra. Cet examen peut concerner le seul rectum (on parle alors de rectoscopie), le rectum et le sigmoïde(on parle de sigmoïdoscopie) ou l’ensemble du gros intestin (coloscopie) (4).
Lors de cet examen pourront également être effectués des prélèvements de la muqueuse malade, ou biopsies, qui permettront de confirmer le diagnostic de Rectocolite Hémorragique en analysant ces biopsies au microscope (c’est une analyse histologique ou anatomo-pathologique) (4).
La réalisation de ces examens nécessite par ailleurs une préparation la veille de l’examen pour nettoyer l’intestin et permettre au médecin qui réalisera l’endoscopie de voir l’ensemble des zones malades (4). Votre médecin vous expliquera le déroulement précis de cette préparation (4).

LES EXAMENS D’IMAGERIE

Dans certains cas seulement, il peut être nécessaire d’effectuer une radiographie simple de l’abdomen ou une radiographie effectuée après avoir absorbé par voie orale un produit visible aux rayons X : c’est ce que l’on appelle le lavement baryté, qui est aujourd’hui très rarement pratiqué depuis la généralisation de la coloscopie (4).
Le scanner abdominal et l’IRM abdominale sont également deux examens très performants qui peuvent être utiles dans certains cas (4).


(1) Vigneron B et al. Maladie de Crohn et Rectocolite Hémorragique. Rev Prat 2011 ;61 :1453-60.
(2) Peyrin-Biroulet L et al. Circonstances diagnostiques et évolution des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin. Rev Prat 2005;55 :962-76.
(3) Beaugerie L. Maladie de Crohn et Rectocolite Hémorragique. Volume 1. Editions MEDI-TEXT, Paris 2004.
(4) Orphanet. La Rectocolite hémorragique. Document réalisé avec la collaboration du Pr Olivier GOULET et de l’Association François Aupetit téléchargeable à l’adresse :
https://www.orpha.net/data/patho/Pub/fr/Recto-coliteHemorragique-FRfrPub34v01.pdf. Consulté le 21/11/2012.
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