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Généralités sur la RCH

Quelle en est l’évolution clinique ?

UNE MALADIE QUI ÉVOLUE PAR POUSSÉES

La Rectocolite Hémorragique évolue en alternant :
– des périodes de crise (ou poussées), au cours desquelles les symptômes de la maladie sont plus importants,
– et des périodes plus calmes qui peuvent aller jusqu’à la disparition complète des symptômes : on parle alors de rémission (1).

Ces périodes sont par ailleurs :
– très variables d’un malade à l’autre. Certains malades ne présenteront ainsi qu’une poussée au cours de leur vie et d’autres, au contraire, ne verront jamais leurs symptômes disparaître totalement (1),
– souvent imprévisibles chez un même malade (1).

POURQUOI PRÉVENIR ET TRAITER LES POUSSÉES ?

– Pour permettre bien sûr aux malades d’éviter ces périodes où les symptômes sont les plus invalidants,
– Parce que, le plus souvent, ces poussées successives aggravent également les lésions qui peuvent s’étendre au niveau du côlon (1) et augmentent le risque d’intervention chirurgicale (ainsi, après 20 ans de suivi, environ un malade sur 4 aura eu recours à une intervention chirurgicale) (2),
– En raison du risque de complications, heureusement assez rares, qui leur est associé : mégacôlon toxique qui peut être responsable d’une déshydratation importante, voire d’une perte de connaissance ou d’une péritonite (inflammation de la cavité abdominale à haut risque infectieux) et à très long terme, notamment si la Rectocolite Hémorragique est très sévère et étendue à l’ensemble du côlon, le cancer colorectal (1).

COMMENT PRÉVENIR LES POUSSÉES ?

Le premier moyen de prévenir ces poussées est de prescrire un traitement efficace puisque les objectifs du traitement sont de calmer la réaction inflammatoire, de traiter les principaux symptômes de la maladie et de diminuer la fréquence des rechutes (1). Et, si la cause précise de la Rectocolite Hémorragique n’est pas encore précisément connue (2), de réels progrès ont été réalisés dans les connaissances des mécanismes pathologiques impliqués au cours de la maladie, ce qui a permis d’imaginer et de mettre au point de nouveaux médicaments dans le traitement des poussées et des complications (2).
Le second moyen est de limiter les facteurs susceptibles de déclencher une poussée tels que la prise d’anti-inflammatoires non stéroïdiens, la survenue de gastro-entérites ou certains stress psychologiques majeurs (décès, ruptures…) (2).

Le rôle de l’alimentation est de son côté encore très débattu et il n’a jamais été prouvé scientifiquement que certains aliments pouvaient aggraver ou au contraire améliorer la Rectocolite Hémorragique (1, 3, 4). Cependant, dans certaines situations (en cas de diarrhée, d’une intervention chirurgicale sur l’intestin par exemple), votre médecin pourra au cas par cas vous recommander un régime spécifique (3).


(1) Orphanet. La Rectocolite hémorragique. Document réalisé avec la collaboration du Pr Olivier GOULET et de l’Association François Aupetit téléchargeable à l’adresse :
https://www.orpha.net/data/patho/Pub/fr/Recto-coliteHemorragique-FRfrPub34v01.pdf. Consulté le 21/11/2012.
(2) Beaugerie L. Maladie de Crohn et Rectocolite Hémorragique. Volume 2. Editions MEDI-TEXT, Paris 2004.
(3) Beaugerie L. Maladie de Crohn et Rectocolite Hémorragique. Volume 3. Editions MEDI-TEXT, Paris 2004.
(4) HAS. La prise en charge de votre rectocolite hémorragique. Vivre avec une RCH. Guide Affection Longue Durée. Octobre 2008. Document téléchargeable à l’adresse :
http://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/2008-12/guide_patient_rch_ald24_1dec.pdf.
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