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Généralités sur la RCH

Quelles en sont les principales manifestations cliniques ?

La Rectocolite Hémorragique se traduit par deux types de manifestations :

LES SIGNES DIGESTIFS :

Ils sont habituellement au premier plan (1) puisque la Rectocolite Hémorragique est une maladie inflammatoire du tube digestif (2) et leur sévérité est fonction de l’étendue et de l’importance des lésions (3). Ils évoluent principalement par crises lors desquelles l’inflammation est plus forte et les symptômes plus marqués (3). Les principaux signes digestifs de la Rectocolite Hémorragique sont :
– la présence de sang dans les selles, ou rectorragies, est quasi-constante et est le plus souvent le signe clinique motivant la consultation (1). Ce symptôme peut être le seul si la Rectocolite Hémorragique est peu étendue (4).
– l’émission de glaires, liquide épais comparable à de la salive dense, éventuellement teintées de sang et ce en dehors de l’évacuation de matières fécales (4),
– l’existence de faux besoins, c’est à dire la sensation d’avoir envie d’aller à la selle sans rien expulser (4),
– des douleurs coliques très importantes (4),
– une diarrhée (c’est à dire l’émission de plus de 2 selles molles ou liquides par jour), avec ou sans présence de sang visible, est possible en cas d’inflammation très étendue (4).

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LES SIGNES NON DIGESTIFS :

Ils ne sont pas rares puisqu’ils seront retrouvés, le plus souvent associés aux signes digestifs, chez environ un tiers des malades lors de l’évolution de la Rectocolite Hémorragique et de la Maladie de Crohn (1). Il peut s’agir en particulier de :
– douleurs et gonflement de certaines articulations, en particulier les chevilles et les poignets (3),
– lésions de la peau, telles que l’apparition de petites boules violacées et douloureuses apparaissant sur la peau des jambes (érythème noueux) ou, plus rarement, d’ulcérations sur la peau du torse ou des cuisses (pyoderma gangrenosum) (3),
– rougeurs de l’œil accompagnées d’une vision trouble et de douleurs de l’œil (uvéite) (3),
– une atteinte, plus rare, des canaux qui évacuent la bile depuis le foie vers la vésicule biliaire puis le tube digestif,
atteinte qui peut longtemps passer complètement inaperçue mais qui peut également se manifester par une sensation de fatigue, des démangeaisons ou une perte de poids (3). Cette atteinte est plus fréquente dans la RCH (1).

Le traitement aura pour objectif de diminuer l’inflammation, digestive et non digestive, de soulager les principaux symptômes et de diminuer la fréquence des rechutes (3).


(1) Peyrin-Biroulet L et al. Circonstances diagnostiques et évolution des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin. Rev Prat 2005;55 :962-76.(2) HAS. La prise en charge de votre rectocolite hémorragique. Vivre avec une RCH. Guide Affection Longue Durée. Octobre 2008. Document téléchargeable à l’adresse :http://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/2008-12/guide_patient_rch_ald24_1dec.pdf.

(3) Orphanet. La Rectocolite hémorragique. Document réalisé avec la collaboration du Pr Olivier GOULET et de l’Association François Aupetit téléchargeable à l’adresse :

https://www.orpha.net/data/patho/Pub/fr/Recto-coliteHemorragique-FRfrPub34v01.pdf. Consulté le 21/11/2012.

(4) Beaugerie L. Maladie de Crohn et Rectocolite Hémorragique. Volume 1. Editions MEDI-TEXT, Paris 2004.

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